Le mercredi 23 janvier
Marc
Marc, c'est un ami à moi, que j'appelais un peu par jeu le copain du vendredi soir même si finalement très peu de choses se sont passées entre nous. C'est lui que je voyais depuis environ 9-10 ans à peu prêt un vendredi soir sur 3. Pourquoi le vendredi soir ? Parce que ça nous arrangeait tous les deux, que c'était une bonne façon de commencer le week-end (en fait, ça me donnait l'impression d'avoir vraiment un grand week-end).
Il n'y aura à partir d'aujourd'hui plus de raison valable que je l'appelle comme ça. En effet, il s'en va s'installer au Pérou. Cela fait maintenant une bonne année qu'il y pense, et là, ça y est, dans deux jours, il sera à Lima, et dans une semaine à Cuzco. Depuis quelques mois, les choses s'étaient accélérées : billets d'avion, plus de travail, plus de meubles, plus d'appart, plus de voitures, plus que deux ou trois valises... Et ce soir, on s'est vu une dernière fois avant qu'il prenne l'avion...
Ça fait toujours bizarre de quitter quelqu'un quand on ne sait pas quand on va le revoir, ni même si on le reverra un jour. On devrait garder un contact par internet, mais ça ne sera pas comme avant, c'est sur. Je pense un jour lui rendre visite, mais je ne sais pas quand. Enfin, c'est étrange de terminer une période de façon aussi consciente. D'habitude, lorsque l'on arrête de fréquenter des gens, c'est soit parce qu'on s'est engueulé, soit par un éloignement qui se fait tout seul, mais pas par "bon, et bien maintenant, c'est finit, au revoir". Bah d'ailleurs, non, même pas au revoir, ça n'a pas de sens.
On ne s'est pas dit au revoir justement, ni même le plus habituel à bientôt. Il m'a souhaité un bon retour, et je lui ai dis bon voyage.
1. Le mardi 26 février à 11:28, par ptit con
Les commentaires pour ce billet sont fermés.