le mercredi 29 juillet

Ces porcheries qu'on appelle des prisons

Et oui, encore une entrée sur le sujet. Et cela n'est semble-t-il pas prêt de s'arrêter.

Le Monde nous relate une répugnante histoire de viol avec barbarie en prison commanditée par les gardiens eux même. Adam, détenu et témoin gênant, torturé à Fleury par Yves Bordenave. Non, ce n'est pas une critique de série américaine, genre Oz, dans les pages cultures/divertissement, mais un long article de la rubrique "Actualité/Enquête", c'est à dire les histoires vraies qui n'ont pas été romancées, la réalité, donc.

Comme d'habitude, ça se passe à Fleury-Mérogis, et comme d'habitude c'est une histoire de misère humaine avec des détails on ne peut plus sordides. Comme d'habitude, "Il y une enquête en cours", d'après notre chère nouvelle ministre de la justice. Elle feint d'ailleurs très bien de découvrir la situation (""Si les faits sont avérés, c'est quelque chose d'extrêmement grave"). Comme si c'était la dernière à l'apprendre, ce qui est un peu dommage en tant que ministre de la justice, ex-ministre de l'intérieur... Elle prend vraiment ses concitoyens pour des cons !

Je rappelle que vous pouvez toujours voir (ou revoir) l'excellent reportage sur cette maison d'arrêt de Fleury-Mérogis : Prison de Fleury, les images interdites. Ça permet d'appréhender toute l'ambiance qui entoure cette histoire.

Comment fonctionne la Wiimote

J'ai parlé dans une entrée précédente de la bidouille que j'avais utilisé pour remplacer la sensor bar de la Wii, et de la surprise que cela avait provoqué. Donc, explication en détail :

Voici un schéma d'une installation classique :

Schema de câblage de la Wii

Tous les gens observateurs auront remarqué que le câble qui relie la "sensor bar" est bien plus léger que n'importe quel autre câble. La prise attire également l'attention : alors que n'importe quel câble de données est blindé pour éviter toute interférence (ce qui le rend épais), celui de cette barre est très fin. Enfin, la barre elle même trahit par son poids sa faible contenance de composants électroniques.

En fait, la sensor bar n'est qu'un émetteur infrarouge. Elle émet à ces extrémités deux points lumineux dans le spectre de l'infrarouge. Pour rappel, l'oeil humain normalement constitué ne perçoit pas les infrarouges. D'où la possibilité de la remplacer par n'importe quoi emmetant des infrarouges, comme des flammes. Ces émissions d'infrarouge de la barre ne porte pas de données (au contraire d'une télécommande qui émet un message codé dans l'infrarouge). La "sensor bar" ne capte donc rien, et ne fait qu'émettre de la lumière, de la même façon qu'un phare sur la côte ne fait qu'émettre de la lumière.

Et pourtant, grâce à la lumière du phare, on arrive à se diriger. Et c'est le même principe pour la Wiimote. C'est elle qui perçoit la lumière envoyée par la barre. Cette dernière envoie deux rayons de lumières, et ces deux rayons permettent à la wiimote de se positionner par rapport à la barre. Le curseur à l'écran n'est qu'un artifice pour donner l'impression que l'utilisateur pointe la télé, alors qu'en fait, il ne fait que pointer la "sensor bar". La communication réelle entre la wiimote et la console se fait en Bluetooth, c'est à dire par onde radio (2,4 GHz).

Un petit schéma :

La sensor bar emet de la lumière infrarouge

La Wiimote ne voit donc que deux points, plus ou moins rapprochés. Plus ils sont éloignés, et plus vous êtes prêt de la barre. Voir le théorème de Thalès et la triangulation pour tous les détails. De même, la position des points par rapport au centre du capteur de la wiimote permet de déterminer les coordonnées x et y sur l'écran télé : plus les points sont bas et plus vous pointez vers le haut, plus ils sont à droite et plus vous pointez vers la gauche.

Enfin, comme on l'a vu, la distance entre deux points permet de déterminer la profondeur, mais la distance verticale entre ces deux points permet, elle, de déterminer la rotation (le roulis) de la wiimote dans votre main.

Pour informations, toutes les ondes électromagnétiques invoquées dans cette entrée :

Carte du spectre électromagnétique annotée

le samedi 18 juillet

Retour de vacances

Ces derniers jours ont été assez chargés, et je n'ai pas eu l'occasion de poster mes anecdotes (et mon éventuelle revue de presse) ici. Mais, cette attente a porté ses fruits !

Les photos du Pérou sont enfin sur le disque dur, pivotées, étiquetées, optimisées comme il se doit. Il y a eu un grand Chantier sur PhotosScript, mon machin qui me permet de gérer la copie de mes photos. Il reconnait maintenant le tag EXIF concernant la rotation, ce qui lui permet de mettre automatiquement la bonne option, accélérant la validation. J'ai du faire quelques changements ergonomiques pour éviter certaines fausses manipulations suite à ce changement... Nouveau aussi, l'aperçu de la rotation des images (en plus de l'icône incrustée). Cela a prit pas mal de temps de mettre à jour tout ça.

L'autre point qui devait être prit en compte est la date dans les tags EXIF, qui était décalée (puisque les appareils photos ont toujours été à l'heure de Paris). J'ai du construire une petite moulinette pour la mettre à la bonne heure. Au passage, cela m'a également permis de corriger les 3-4 minutes de décalage en mon appareil et l'heure officielle.

Capture d'écran de PhotosScript

Toutes les photos des derniers mois sont maintenant disponibles, n'hésitez pas à me les demander.

Autre point à aborder : faire fonctionner la Wii sans sensor bar.

Depuis que les travaux d'électricité ont été fait chez moi, j'ai du, avec l'aide de Cédric mon colloc, débrancher tout un tas de choses derrière la télévision poyr y faire un grand ménage. Et j'ai oublié de rebrancher la sensor bar de la Wii. La sensor bar, c'est ce petit dispositif, qui comme son nom ne l'indique pas, se contente simplement d'envoyer des signaux infrarouge de position, le captage étant fait par la fameuse wiimote.

Un soir, Guillaume a eu besoin de la wiimote pour lancer un jeu GameCube, donc, pour en gros 10 secondes. Sans sensor bar, aucune chance de pouvoir réussir, le lancement du jeu étant conditionné au fait que l'on puisse pointer son icône sur l'écran. Quelle ne fut pas la surprise de Guillaume de voir qu'avec simplement deux allumettes allumées, on pouvait faire fonctionner à peu prêt correctement cette wiimote, et donc pointer qqch à l'écran...

Enfin, à mon retour du Vercors, j'ai trouvé que la vaisselle qui laissée dans le lave vaisselle était bien plus sale que d'habitude, alors même que celui-ci semblait avoir fonctionné. Quand j'ai trouvé deux petits comprimés de lessive encore dans leur emballage individuel au fond de la cuve, j'ai compris pourquoi... La prochaine fois, j'essayerai de prendre des sachets hydrosolubles, ça évitera ce genre d'oubli.

le mercredi 1 juillet

Une vérité qui dérange ?

Une fois n'est pas coutume (ohohoh) je vais vous parler des rapports entre la police française et les citoyens du même pays. Plantons le décors : La police française pratique largement le délit de faciès.

En fait, ce n'est pas vraiment moi qui le dit, mais mes très chers amis du Figaro. On n'y apprend pas grand chose de nouveau : la police effectue ses contrôles en les basant sur l'apparence et non sur le comportement, ces contrôles sont en grande majorité inefficace, etc. Ce qui est nouveau, c'est que c'est statistiquement prouvé, et par le CNRS. Étude financée par l'Open society Justice Initiative[1] : cela aurait été rigolo que la France finance elle même ce genre de justice, enfin, ça aurait été mieux, plus éthique, en fait. Bref.

Pour éviter de paraphraser le rapport, le voici ici, disponible à la lecture.

Enfin, même si c'est un peu naïf, je remercie les auteurs du rapport pour avoir mené à bien leur enquête. Celle-ci me conforte dans l'idée que la police française doit être réformée de fond en comble.

Notes

[1] Plus jeune, je pensais que seules les dictatures pouvaient avoir des sites consacrés à la défense d'une vrai justice...