Revenons à nos moutons, ma vie professionnelle n'intéressant certainement pas mes lecteurs, surtout ceux qui serait, par hasard, susceptible de me recruter.

Encore une fois, je sors d'une lecture du blog de Maître Eolas, et de son septentrional confrère Maître Mô. Ces lectures font suites au reportage diffusé hier soir sur Envoyé Spécial (France 2) à propos de l'utilisation du délit d'outrage régulièrement invoqué par la police.

À propos de ce reportage, au début, j'aurai pensé qu'on nous montrerait le dur métier de policier, mais visiblement, les journalistes ont eu, semble-t-il, toutes les peines du monde à trouver un exemple d'une utilisation correcte de l'invocation de ce délit. Entre les policiers susceptibles, les abus de pouvoirs manifestes, quand ce n'est pas mensonges et manipulations purs et simples, on est effaré de voir le comportement de ceux qui devraient nous protéger (et qui ne le font pas, d'après les statistiques sur la délinquance en augmentation). Oui oui, tout y est dans le reportage, preuve à l'appui. Des cas isolés, nous dira-t-on à l'IGPN, qui semble même trouver ça normal.

Il n'enpèche qu'entre une police qui perd toute crédibilité, déjà accusée de racisme, avec à sa tête un personnage de mauvais goût, pour ne pas dire pire[1], et une justice à la dérive (dérive procédurale, comme noté plus haut, dérive au niveau pénitentiaire -un de plus !-, réforme dangereuse et non aboutie -voir Journal d'un avocat qui en parle régulièrement-, ainsi que toutes les critiques à propos de la commission Léger), l'avenir judiciaire ne m'inspire aucune confiance.

Notes

[1] À ce propos, quand il y a un auvergnat, ça va, c'est quand ils y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. D'après Brice Hortefeux lui même. Ne nous privons pas, c'est autorisé.